|
FRANCESCO
BENUCCI (né vers 1745 à Florence ; décédé à Florence le 5 avril 1824) Baryton-basse
italien. |
|
Rôles
mozartiens :
Il créa Figaro (Le Nozze di Figaro), le 1er mai 1786, ainsi que Guglielmo (Cosi fan Tutte) , le 26 janvier 1790 ; il reprit le rôle de Leporello dans la production viennoise de Don Giovanni (7 mai 1788) -pour laquelle Mozart rajouta le duo Per queste tue manine K 540c-, et Mozart écrivit pour lui Bocconio dans Lo Sposo Deluso, opéra resté inachevé, vers 1783-1784.
Sa carrière :
Ce chanteur, quelquefois appelé à tort « Pietro » dans certains ouvrages, étudia le chant et commença sa carrière à Pistoia comme basso buffo ; cet emploi se caractérisait plus particulièrement dans l‘opéra comique italien du temps (opera buffa ou dramma giocoso) par des rôles de barbons amoureux, tuteurs bernés, valets balourds ou finassiers, pères abusés ou amoureux éconduits.
Les premières apparitions documentées sur une scène d’opéra eurent lieu à Livourne, dans Don Tritemio (Il Filosofo di campagna de Galuppi) et Toniolo (Gli Uccelatori) en 1768.
On le
retrouve en Espagne, au cours de l’année 1769, lors d’une tournée avec une
troupe italienne ; il se serait produit dans les théâtres de cour, puis
en particulier à Madrid.
La tournée ne dut pas être bien longue, puisqu’il apparaît dans le rôle de Tonio dans Il Ratto della Sposa (peut-être le même ouvrage sous un nom différent), à Florence, l’année suivante.
Il quitta cette compagnie en 1777 et prit la route des grands opéras de la péninsule, preuve que son renom lui valait des engagements plus prestigieux.
Voici la liste de ses engagements principaux , tels que nous les ont transmis les livrets imprimés des opéras dans lesquels il a participé :
1778
Venise : Naimur dans L’Americana in Olanda (Anfossi)
Gênes : le Comte Zeffiro dans La Vendemmia (Gazzaniga)
Bologne : Orgasmo dans L’Avaro ; Don Fabrizio dans La Frascatana (Paisiello)
1779
Monza : le Comte Zeffiro dans La Vendemmia (Gazzaniga)
Milan : Gasperone dans Il Francese bizzaro (Astaritta) et Ceccino dans Le Gelosie Villane (Sarti)
Turin : Gasperone dans Il Francese bizzaro (Astaritta) ; Don Polidoro dans L’Italiana in Londra (Cimarosa)
1780
Florence : Don Fabrizio dans La Frascatana (Paisiello) et Don Polidoro dans L’Italiana in Londra (Cimarosa)
Milan : Fabrizio dans Gli Antiquarii in Palmira (Giacomo Rust) ; Don Fabrizio dans La Frascatana (Paisiello) et Don Polidoro dans L’Italiana in Londra (Cimarosa)
1781
Florence : Don Polidoro dans L’Italiana in Londra (Cimarosa)
Livourne : Barone Astolfo dans Le Nozze in contrasto (Valentini)
Ces deux opéras virent débuter sa collaboration artistique avec Ann(a) Storace.
Rome : Gianfriso dans Gl’inganni scambievoli et le Baron Cricca dans Il Pittor Parigino (Cimarosa).
La réputation de Benucci en Italie le fit engager à Vienne ; on sait peu de chose de ce premier séjour, sinon qu’il ne dût pas être très fructueux. Il semblerait que Benucci quittât la ville en pleine saison d’opéra pour retourner en Italie.
Il se peut qu’il ait eu un contrat provisoire pour une ou deux œuvres, dans une des troupes indépendantes qui avait licence de louer un des théâtre de Vienne. En effet, si Joseph II refusait de protéger l’opéra italien, il n’en avait pas pour autant refusé les représentations aux impresarii indépendants. Il semblerait que Mozart ne l’ait pas vu se produire ; il n’y a en tout cas aucune mention de Benucci dans sa correspondance, mais comme le compositeur était fort occupé par ailleurs, cela peut s’expliquer. Il est aussi tout à fait possible que les deux hommes se soient croisés, puisque je n’ai pu retrouver les dates précises de ce premier séjour viennois.
En 1782, Benucci chante à nouveau à la Scala de Milan : Titta dans Fra I due litiganti il terzo gode (Sarti) ; le Baron Cricca dans Il Pittor Parigino (Cimarosa) et Geronimo dans Le Sorelle Rivali (Valentini), et à Rome : Don Falloppio dans Le Avventure di Don Fallopio (Angelo Tarchi).
Benucci fut alors engagé dans la nouvelle troupe italienne de Vienne en 1783. Joseph II avait demandé à son ambassadeur à Venise, le comte Durazzo, de contacter les meilleurs chanteurs buffa d’Italie. Ces chanteurs devaient être également capables de chanter de l’opera seria et devaient être dotés de grandes capacités d’acteurs. Comme Benucci était en train de devenir l’un des plus grands interprètes italiens dans cette catégorie, il fut l’un des premiers choix.
Il
gagna donc Vienne, avec Ann(a) Storace –considérée à tort comme italienne-,
Stefano Mandini –son grand rival pour les emplois- et sans doute Michael
Kelly. Salieri qui avait passé quelques années en Italie, sans emploi réel
depuis l’arrêt de l’opéra italien à Vienne, a sans doute été impliqué
dans ces choix.
Il fit ses début au Burgtheater (le théâtre impérial de Vienne) dans un opéra de Salieri révisé pour l’occasion, La Scuola de’gelosi le 22 avril 1783. Le succès fut éclatant : le public était avide de ces intrigues enlevées pleines de coups de théâtre et d’airs comiques, dans lesquelles les dons d’acteurs de Benucci étaient un atout énorme. Ses partenaires étaient Ann Storace, Michael Kelly, Katarina Cavalieri et Stefano Bussani.
Il fut
encore acclamé avec l’opéra de Sarti, Fra I due litiganti il terzo gode, (également
donné sous les titres Les Noces de Dorine ou Les Prétendants bernés)
le 28 mai 1783. Il y jouait le rôle du prétendant le plus stupide de Dorina (Storace),
Titta. Cet opéra, l’un de ceux qui eut le plus de succès à Vienne au cours
de la décade, est uniquement connu par la citation que Mozart fit d’un des
airs favoris « Come un agnello » [Comme un agneau] dans le
finale de Don Giovanni.
En
Septembre 1783, il chanta également dans le Gelosie
Villane avec A.
Storace, Aloysia Lange, Michael Kelly, Bussani, Saal et Theresia Teyber.
En
novembre 1783, il retourna en Italie pour remplir un contrat à Rome, pour la
saison 1783/1784, mais de mars 1784 à 1795, il resta à Vienne quasiment sans
interruption.
Benucci
devint rapidement le chanteur le plus admiré parmi les “italiens”. Dans une
lettre datée du 7 mai 1783 Mozart écrit à son père : “Voici que l’opera buffa italien
a fait ici sa réouverture. […] le buffo
est particulièrement bon, il s’appelle Benucci”.
Le comte
Zizendorf, dont les journaux sont si précieux pour reconstituer la vie de
l’opéra dit qu’il est “très bon” et en d’autres occasions,
“admirable”.
Joseph II
écrivant au Comte Orsini-Rosenberg –grand chambellan et responsable des théâtres
impériaux- le 29 septembre 1786 déclare qu’il vaut “plus que deux
Storace”. Il fut même tenté de licencier tous les chanteurs italiens qui
demandaient une augmentation pour ne garder que Benucci et les chanteurs
allemands (En 1788 pendant la guerre contre les Turcs, alors que les finances étaient
orientées vers l’effort de guerre.)
Benucci
confirma sa popularité avec la première du Il barbiere di Siviglia de
Paisiello, le 23 août 1784 : son Bartolo fut unanimement loué ; il
partageait l’affiche avec Rosina (A. Storace), Almaviva ((Mandini ou Kelly) et
Figaro (Bussani). Cet opéra, un des plus joués de la période eut un succès
européen jusqu’à la mise en musique par Rossini de la pièce de
Beaumarchais. Il est injustement oublié…
Ses
principaux rôles à Vienne sont :
*
Taddeo
dans Il Re Teodoro in Venezia (23 août 1784) et le Marchese Tulipano
dans La contadina di spirito (6 April 1785), ces deux opéras composés
par Paisiello.
*
Rosmondo
dans l’opéra de Stephen Storace, Gli sposi malcontenti (1er
juin 1785)
*
Trofonio
dans La grotta di Trofonio (12 October 1785) de Salieri
*
Ferramondo
dans Il burbero di buon cuore (4 janvier 1786) et Tita dans Una cosa
rara (17 novembre 1786), deux opéras de Martin y Soler
*
Il
Maestro dans Prima la musica e poi le Parole (7 February 1786 ) de
Salieri
*
Pierotto
dans I Finti eredi (1 August 1786) de Sarti
*
Dromio
dans Gli Equivoci, de Storace d’après La Comédie des Erreurs
de Shakespeare –livret de Da Ponte (27 décembre 1786), avec Anna Storace,
Michael Kelly, Vincenzo Calvesi , Stefano Mandini, Catarina Cavalieri et Therese
Teyber
* Le Rôle-titre
dans l’opéra de Salieri, Axur, re d’Ormus (8 janvier 1788 ) [Avec
100 représentations entre 1788 et 1805, Axur fut l’opéra le plus souvent joué
à Vienne dans les théâtres impériaux]
*
Bonario
dans l’Ape musicale (texte de Da Ponte) en 1789
*
Un rôle
non identifié dans L’amor contrastato, ossia La Molinara,de Salieri
donné entre 1790 et 1809 à Vienne, avec Adriana Ferrarese et Gasparo
Bellentani.
Il se
produisit également dans une nouvelle mise en musique de la La Serva padrona
par Paisiello, en 1786 et dans de nombreux concerts donnés pendant le Carême
(période de fermeture annuelle des théâtres). Il apparut aussi dans des Académies
privées ou dans les théâtres privés des riches familles viennoises.
Son dernier grand succès à Vienne fut la création du Comte Robinson dans le Mariage secret de Cimarosa le 7 février 1792 (avec Dorothea Bussani (Fidalma), Irene Tomeoni (Carolina), Giambattista Serafino Blasi (Geronimo), mais il laissa une empreinte sur le public jusqu’à la fin de son engagement, puisque Zinzendoff, faisant un commentaire sur son interprétation de la La Frascatana le 14 décembre 1794, écrivit que Benucci avait joué “comme un ange”.
En 1789,
il obtint un congé pour se produire à Londres, au King’s Theatre (le théâtre
italien) où il reprit son vieux succès, le comte Zeffiro dans La Vendemmia.
La première eut lieu le 9 mai ; il retrouva dans cette production Anna
Storace qui chantait Agatina, et ils introduisirent le duo Crudel ! perchè
finora farmi languir cosi des Nozze di Figaro. C’est sans doute la
première fois qu’un opéra de
Mozart
était donné sur une scène
londonienne. Ce morceau n’était pas la seule insertion, puisque on ajouta également
des airs de Storace, Carlo Pozzi et Angelo Tarchi au milieu de la partition de
Gazzaniga. On préférait à Londres les pasticcios, un mélange des airs
préférés par les interprètes et non pas une fidélité absolue à l’œuvre
originale. Le duo fut publié, ce qui donne une bonne indication de sa popularité.
Il
participa aussi à La Buona Figliola de Piccini le 18 juin 1789 (rôle de
Tagliaferro) sans Storace, et également avec Storace dans Il barbiere di
Siviglia de Paisiello les 11 juin 1789 et plus tard le 3 juin 1790. Ce fut
leur dernière collaboration. Le succès n’était pas réellement au
rendez-vous, les opéras étaient considérés comme trop difficiles, le public
n’aimait que les mises en scènes fastueuses et les ballets, et ne comprenait
pas forcément l’italien, comme cela avait été le cas à Vienne. Le King’s
Theatre brûla le 17 juin 1789, ce qui compliquait les choses et Benucci ne
renouvela pas l’expérience.
Son
engagement avec Vienne rompu, il repartit en Italie ; on le trouve en 1795
à Milan, en 1796 à Rome, en 1797 et en 1800 à Livourne. Les trois opéras
qu’il y chanta sont les dernières traces de son activité professionnelle.
Il mourut
à Florence où il s’était retiré.
Jugements
de ses contemporains :
Selon
les critiques, les journaux et les mémoires du temps, Benucci était un acteur
exceptionnel. Il dirigeait occasionnellement ses collègues pour les mises en
place des entrées et des sorties –à l’époque le metteur en scène
n’existe pas et c’est un acteur ou le librettiste qui règle ce que l’on
appelle maintenant mise en scène. Cette volonté de contrôler son propre
travail semble avoir posé de quelques problèmes de préséance avec Bussani ou
Da Ponte à Vienne.
Benucci
fut loué pour ses manières naturelle et sa présence scénique, qualités qui
lui assuraient des triomphes. Michael Kelly dans ses Mémoires, le
qualifie –lui et Mandini- de “les deux meilleurs chanteurs comiques d’Europe”.
Il écrit également :
“Je
me rappelle la première répétition avec
l’orchestre au complet :
Mozart
était sur la scène, portant une
pelisse écarlate et un tricorne orné de galons doré, pour indiquer le
mouvement à l’orchestre. Benucci chanta l’air de Figaro « Non più
andrai, farfallone amoroso » avec une animation et une puissance
extraordinaire. Je me tenais près de Mozart, qui répétait
sotto voce
« Bravo ! bravo ! Benucci » ; et quand Benucci
ena rriva au magnifique passage « Cherubino,, alla
vittoria, alla gloria militar », qu’il lança d’une voix de
stentor, l’effet fut comparable à celui de l’électricité, car tous les exécutants,
sur la scène et dans l’orchestre, comme poussés par un même élan de
plaisir se mirent à clamer « Bravo ! Bravo ! Maestro. Viva,
Viva grande Mozart ! » [Reminiscences, publiées à
Londres en 1826. Traduction de Michel Noiray.]
Selon
Kelly, il était cependant "laid comme le péché", ce qui ne
semble pas avoir influencé son public.
Il
semble avoir été un musicien accompli, capable et de déchiffrer à vue au
clavier, une capacité que bien des chanteurs de l’époque ne possédaient pas
(de nombreux ne pouvaient pas même lire la musique !)
Selon le
Berliner musikaliche Zeitung (1793), “Il avait un talent rare que peu
de chanteurs italiens possèdent ; il ne versait jamais dans l’outrance.
Même lorsqu’il portait son art aux extrêmes, il gardait une mesure qui l”éloignait
de la comédie vulgaire.”
Vie privée :
On ne sait pas grand chose de sa vie personnelle et familiale. Il n’y a pas de mention explicite d’une épouse ou de proches parents, bien que un Giovanni Benucci (actif à Naples en 1782), un Giuseppe Benucci (actif Lucques en 1786), une Luisa Benucci (active à Gênes en 1778) , une Marianna Benucci Cavazza (peut-être une sœur ? – active à Pesaro en 1776) puissent lui être apparentés.
Benucci a pu être le père d’une Francesca Benucci, soprano active au Burgtheater en 1789/90 et qui chanta également à Moscou en 1790/1. On la retrouve en Italie en 1795-1797. On ne connaît ni sa date de naissance ni celle de son décès. Elle avait épousé un Monsieur La Motte.
Certains
contemporains lui ont attribué une liaison avec Ann Storace qui aurait eut lieu
entre 1784( ?) et 1786. (Le 11 octobre 1786, Zizendorf remarque que Benucci
et Storace ne se parlent plus.) On peut déduire ce lien des propos de Zizendorf
qui analyse leur jeu scénique et des petites phrases de Da Ponte qui écrit que
Storace montre un intérêt marqué pour le compositeur Martin Y Soler, intérêt
qui aurait tant irrité Benucci qu’il aurait monté une cabale contre l’opéra :
Il capopopolo della congiura era il primo buffo, che odiava particolarmente
il compositore spagniolo, come quello che dalla sua infidel dulcinea era
guardando con occhio tenero (La tête de la conjuration était le primo
buffo qui haïssait particulièrement le compositeur espagnol car son infidèle
dulcinée le regardait d’un œil tendre).Zizendorf écrit en février 1787que
« la Storace est infidèle à Benucci et quitte Vienne avec Lord Barnard. »
Comme
aucune autre source n’existe, cela a pu être une « intrigue de théâtre »
imaginaire.
Il est étrange
que cette star absolue ait laissé si peu de traces intimes. Sans doute est-ce
le témoignage d’un naturel discret et travailleur, d’un homme qui
vivait pour son travail et qui ne souhaitait pas défrayer la
chronique… Il nous reste une idée de sa voix et de ses capacités scéniques
dans les airs taillés sur mesure par
Mozart
et ses contemporains.
Discographie
non-mozartienne
Avec
Patrizia Orciani, Maurizio Comencini, Maria Angeles Peters, Bruno Praticò,
Armando Ariostini
Orchestra
Sinfonica di Piacenza
Direction
CARLO RIZZI
CD
BONGIOVANNI GB 2040/41-2
Marta Szücs
(Eurilla); Veronika Kincses ; Gérard Garino ; Jozsef Gregor ; Martin Klietmann
Salieri
Chamber orchestra
Dir. Tamás
Pal
(CD Hungaroton HCD 12972-73 -1988)
Cimarosa
I Due Baroni di Rocca Azzura
M.
Musacchio, V. Baiano, E. Palacio, B. Pratico, D. Trimarchi
Dir. D. Sanfilippo
CD
Bongiovanni GB 2083/84
MARTIN
Y SOLER Una Cosa rara ossia Belleza ed Onesta
Avec
Montserrat Figueras, Inaki Fresan, Gloria Fabuel, Fernando Garrigosa, Ernesto
Palacio, Fernando Belaza-Leoz, Maria Angeles Peters, Stefano Palatchi
Dir. Jordi
SAVALL
CD Astrée
8760
PAISIELLO
Il Re Teodoro in Venezia
Avec
Rachele Stanisci, Mauro Buda, etc
Venice
Teatro la Fenice Orchestra & chorus
Dir.
Karabtchevsky
Mondo
Musica 1998
PAISIELLO
La Serva Padrona
Avec Anne
Victoria Banks, sop
Gian
Luca Ricci, bar
Milan
Chamber Orchestra
Dir. Paolo
Vaglieri
CD Nuova
Era 71043
PAISIELLO
Il Barbiere di Siviglia
Graziella
Sciutti, Nicola Monti, Renato Capecchi, Rolando Panerai, Mario Petri, Florindo
Andreolli,
Piccolo
Teatro Musicale del Collegium Musicum Italicum I Virtuosi di Roma
Dir.
Renato Fasano (Rome, 1959).
CD
OPERA RARA LS4035143
PICCINI
La Buona Figliola ossia La Cecchina
Avec
Maria Angeles Peters, Pietro Spagnoli, Maria Chritina Zanni, Alessandtro Ruffini,
Sara Mingardo, Giuseppe Morino, Gabriella Morigi…
Opera Serenissima Pro Arte
Dir Bruno CAMPANELLA
CD Nuova Era -7358
SALIERI
Axur re di Ormus
avec
Eva Mei, Andrea Martin , Curtis Rayam…
The Russian philharmonic
Orchestra
Choeurs
Guido d’Arezzo
Dir.
René CLEMENCIC
CD
Nuova Era 2372442822
Tous droits réservés. © 2002